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Le blues de Kobal

D 24 août 2009     H 22:22     A Yannic     C 0 messages


Depuis plusieurs années, Kobal semble se retirer de la gestion des affaires démoniaques, info ou intox ?

Ce petit texte est un prémisse à la campagne « Des étoiles plein la tête ».

Depuis la mort de Jean-Paul II, le 2 avril 2005, Kobal a le blues, version « God Size » si on peut dire. Il déprime méchamment à tel point que plusieurs de ses proches serviteurs commencent à s’en inquiéter. Le tempérament habituel du prince est aux antipodes de celui du dépressif chronique. Quand on est capable d’être écroulé de rire par une opération de com des youyous qui parvient à foutre en l’air le travail de Malthus sur le Sida, c’est qu’on peut rire de tout, tout le temps et avec tout le monde. Putain, avoir les couilles de dire que « le Sida est un fléau de Dieu » pour des youyous, fallait quand même oser et ça Kobal, il apprécie. Malthus apprécie nettement moins en revanche et un certain froid règnerait entre les deux princes depuis cet épisode. Crocell décline toute responsabilité mais ceci est une autre histoire.

Kobal ne s’intéresse plus aux affaires courantes. Il a même délégué une partie de son autorité à Otto Ezelkopf concernant la gestion de ces affaires. La seule chose à laquelle il semble s’intéresser, ce sont les médias et cela commence à se savoir. Kobal passe son temps à regarder la télé, lire la presse, écouter la radio et bien sûr surfer sur le net. Nybbas semble moyennement apprécier la chose et commence à le faire savoir lui aussi.

Andromalius — qui n’aime pas que les princes se marchent sur les pieds — est intrigué par ce comportement atypique. Lorsque Kobal se dispense ensuite de participer au Conseil Démoniaque, Andromalius s’en ouvre à Kronos. Ce dernier n’a pas l’air très préoccupé par la situation et laisse tomber une phrase énigmatique « Trop de schtrudel sans doute », puis il disparaît. Andromalius est perplexe et d’humeur peu amène ce qui ne change guère me direz-vous.

Le Prince du Jugement, ayant un goût pour les surprises aussi développé que le QI d’une huitre, commence à s’informer. Aucun serviteur d’importance de Kobal ne manque à l’appel et les affaires courantes sont expédiées normalement mise à part que les formulaires sont remplis dans un sabir franco-germanique assez ignoble, the Otto Touch dirons-nous. Le temps passe et Kobal disparaît purement et simplement de la circulation. Andromalius finit par convoquer Otto Ezelkopf, que certaines mauvaises langues décrivent comme étant simplement un avatar du prince. C’est faux bien sûr, mais cela montre le degré de confiance établi entre Kobal et Otto ainsi que la jalousie que cela engendre par ailleurs.

Otto n’est pas exactement un démon qu’on impressionne facilement et rencontrer le Prince du Jugement ne le perturbe pas plus que ça d’autant plus que lui est resté en contact avec Kobal. Dès le début de l’entretien cependant Otto se rend compte qu’Andromalius n’est pas d’humeur joueuse — ce n’est pas que ça lui arrive souvent — mais là, il semble avoir un balai d’un sacré diamètre planté dans le fondement. Prudence donc. Le Prince n’a qu’une seule question « Qu’est-ce qui se passe avec Kobal ? ». Otto marque une pause et répond finalement : « C’est l’élection du Panzer Cardinal, il n’a toujours pas digéré » et s’arrête là, certain d’être allé à l’essentiel.

Andromalius, de marbre, fixe Otto de son regard de basilic. La réponse qu’il a reçue ne l’éclaire pas du tout. Il hausse un demi-sourcil, indiquant par là qu’il souhaite une explication de texte. Otto soupire, se racle un peu la gorge et pose ses mains bruyamment sur la table. « Bon, ça remonte à Jean-Paul II en fait », et il commence à raconter au Prince du Jugement ce qu’il se passe dans la tête du Prince de l’Humour Noir. Un lecteur attentif notera qu’Otto parle sans accent car toute la discussion se déroule en langage démoniaque.

Otto déclare alors que la situation de l’Eglise Catholique est tout de même assez risible à l’échelle planétaire. Il égrène ensuite une liste d’événements qui ont donné à réfléchir à Kobal.

  • Les journées mondiales de la Jeunesse ou JMJ. Une opération de com mise en place par le parkinsonien afin de masquer la maigreur des jeunes catholiques dans les pays occidentaux. Comme on ne peut faire du nombre avec un seul pays, on va faire un effet de masse en rassemblant tous les cul-bénis du monde à un même endroit. Pitoyable.
  • La plupart des évêques nommés comptent parmi les plus réactionnaires qui soient, coupant ainsi un peu plus à chaque fois l’Eglise Catholique des jeunes occidentaux.
  • L’élection du cardinal Ratzinger dit le Panzer Cardinal — ancien membre des Jeunesses Hitlériennes, chef de la version moderne de l’inquisition la congrégation de la foi — n’est pas exactement un signe de modernité.
  • La réintégration plus ou moins avérée des évêques intégristes dont le négationniste anglais Richardson a une fois de plus ternie l’image de l’Eglise dans le monde
  • Enfin, pour enfoncer le clou, la déclaration de Benoit XVI à propos qui laisse entendre que l’usage du préservatif favoriserait le développement du sida a à nouveau déclenché un tollé mondial.

Si les démons étaient à l’origine de tout ce gros tas de conneries, ça serait à se pisser dessus. Mais la réalité est terrible ! Les démons n’y sont pour rien, mais alors rien de rien,, et ça Kobal, ça ne le fait pas rire du tout. Quelqu’un chasserait-il sur ses plates-bandes ? Donc il enquête, en solo et il n’est pas d’humeur joyeuse, oh non !

Andromalius reste songeur. Y aurait-il effectivement anguille sous roche et de la part de qui ?

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